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À Paris-Saclay, les rats passent aussi par l’assainissement

Paris-Saclay lance un accord-cadre de quatre ans, plafonné à 960 000 euros HT, pour maîtriser les rongeurs dans ses réseaux et bâtiments.

Réseau d’assainissement et rongeurs

La Communauté Paris-Saclay lance un appel d’offres pour maîtriser les populations de rongeurs dans ses réseaux d’assainissement et ses bâtiments communautaires. Les entreprises ont jusqu’au 27 juillet 2026 pour répondre à cet accord-cadre de quatre ans, dont le plafond maximal est fixé à 960 000 euros hors taxes.

L’avis ne décrit pas une invasion. Il organise une capacité d’intervention. Deux lots sont prévus : les réseaux d’assainissement, avec désinsectisation, puis les bâtiments communautaires, avec dératisation, désinsectisation, éradication des nuisibles et désinfection. Le premier lot prévoit un accord-cadre avec remise en concurrence ; le second, sans remise en concurrence. Le plafond n’est pas ventilé par lot, ce qui empêche de savoir quelle part ira aux égouts et quelle part aux bâtiments.

Ce détail administratif raconte bien le sujet. Contre les rongeurs, une collectivité n’achète pas seulement des appâts. Elle achète des passages, des diagnostics, des retours sur site, une traçabilité et une capacité à intervenir là où les rats trouvent leurs chemins : regards d’assainissement, locaux techniques, zones de déchets, abords de bâtiments, jonctions imparfaites entre domaine public et propriétés privées.

À Paris-Saclay, cette maintenance se greffe sur une organisation de l’assainissement déjà composite. L’agglomération exerce la compétence collecte sur ses 27 communes depuis 2020. Trois syndicats assurent le transport selon les bassins versants, le SIAAP traite les effluents, notamment à Seine Amont, et l’exploitation locale mêle régie directe, régie avec marchés de prestation et délégations à Veolia ou Suez selon les communes. Un rat repéré près d’un regard peut donc relever de plusieurs responsabilités à la fois.

Des campagnes existent déjà localement. Aux Ulis, le magazine municipal expliquait fin 2023 que deux campagnes préventives avaient été menées cette année-là dans les réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales, pour le compte de Paris-Saclay. Les appâts y étaient posés en suspension dans les regards pour éviter qu’ils ne tombent dans le flux. La ville faisait état de 42 opérations de dératisation entre 2022 et 2023. À Orsay, en juin 2024, la commune annonçait aussi deux campagnes programmées par l’agglomération dans les réseaux d’assainissement, en invitant habitants et copropriétés à agir de leur côté.

Le marché lancé par Paris-Saclay met de l’ordre dans une tâche récurrente, ingrate et nécessaire. Il donne à l’agglomération une capacité de réponse sur quatre ans, dans un territoire dense où les grands projets voisinent avec les gestes ordinaires de la maintenance sanitaire : intervenir sous les plaques d’égout et derrière les portes techniques de ses bâtiments.

Sources consultées
  1. Achatpublic.com / Communauté Paris-SaclayFiche de la consultation, “Maîtrise des populations de rongeurs dans les réseaux d’assainissement et les bâtiments communautaires de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay”
  2. France Marchés / BOAMP / TEDAvis n° 26-62944, “Maîtrise des populations de rongeurs dans les réseaux d’assainissement et les bâtiments communautaires”
  3. Villebon-sur-Yvette / Communauté Paris-SaclayRapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l’assainissement collectif, exercice 2023
  4. Ville des UlisVivre aux Ulis, n°32, décembre 2023
  5. Ville d’OrsayMagazine municipal n°172, juin 2024