
Un agent autoroutier de 40 ans est mort vendredi 2 octobre après avoir été percuté par un véhicule léger sur l’A13, au niveau de Dozulé. Sanef fixe le choc à 5 h 37 et précise que l’homme, employé depuis huit ans au centre d’exploitation de Pont-l’Évêque, intervenait dans une « zone de balisage ». Deux collègues se trouvaient avec lui dans la zone de travaux et l’un a été blessé. L’agent est décédé à l’hôpital. À 17 h 05, Sanef ne signalait plus aucun incident en cours sur l’A13.
Les données de Bison Futé situent l’accident au PR 205+719, à Goustranville, dans le sens Caen-Paris. Le service recensait ce jour-là une réfection de chaussée entre les PR 206+230 et 202+900, un linéaire qui comprend le point de collision. Sanef ne précise pas quelle tâche effectuait l’agent. Son communiqué situe l’accident « au niveau de Dozulé » : les deux indications renvoient au même secteur de l’A13 autour du PK 206.
Une zone balisée ne soustrait pas un chantier au trafic. Sur autoroute, la signalisation temporaire sert à protéger les équipes tout en maintenant, lorsque c’est possible, la circulation. Elle organise les trajectoires autour de l’intervention, mais ne crée pas une séparation physique complète entre les agents et les véhicules.
Le choc a perturbé les deux sens de circulation pendant plusieurs heures. Bison Futé a relevé 1,6 km de ralentissement entre Basseneville et Goustranville vers Paris, et environ 6 km entre Angerville et Goustranville dans l’autre sens. À 10 h 25, Sanef affichait encore au PK 206 un « accident en cours » dans une zone de chantier et demandait d’éviter le secteur. La situation était revenue à la normale dans l’après-midi.
Depuis 2018, le Code de la route prévoit un « corridor de sécurité » à l’approche d’un véhicule d’intervention immobilisé ou roulant lentement. Le conducteur doit ralentir et, lorsque cela peut être fait sans danger, changer de voie. À défaut, il doit s’en éloigner autant que possible. Rien dans les informations rendues publiques vendredi soir ne permet d’affirmer que cette règle a été enfreinte dans l’accident de Goustranville.
En 2025, 143 accidents ont concerné des personnels en intervention sur les autoroutes concédées. Cinq salariés à pied ont été directement heurtés par un véhicule. Les opérations de balisage de chantier représentaient 44 % des accidents recensés, devant les interventions d’urgence, à 38 %. Ce sont précisément les moments où les équipes travaillent au plus près d’une circulation qui n’est pas entièrement interrompue.
La cause de la collision de vendredi n’est pas établie publiquement. Sanef confirme le heurt par un véhicule léger et Bison Futé l’implication de deux véhicules, mais aucune communication publique retrouvée vendredi soir de la gendarmerie ou du parquet ne précise la trajectoire du véhicule ni n’attribue d’infraction à son conducteur.
Il reste à établir comment le véhicule léger a atteint l’agent au PR 205+719 et dans quelles conditions celui-ci travaillait à cet endroit du chantier. Vendredi matin, sur cette portion de l’A13 entre Goustranville et Dozulé, un agent intervenant dans une zone balisée a été percuté et tué alors que la circulation se poursuivait à proximité.
Sources consultées
- Groupe SanefLe groupe Sanef en deuil
- Bison FutéRécapitulatif du trafic en France entière
- Bison FutéRécapitulatif des bouchons et chantiers
- CeremaSignalisation temporaire : manuel du chef de chantier pour les routes à chaussées séparées
- Association des sociétés françaises d’autoroutesBilan sécurité du personnel en intervention sur autoroutes concédées 2025
- LégifranceArticle R412-11-1 du Code de la route