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À Caen, le Bon Sauveur ouvre un morceau discret de la Reconstruction

Dimanche 20 septembre, la chapelle du Bon Sauveur ouvre librement ses portes, avec ses verrières de Gabriel Loire, son cloître, son orgue Beuchet et ses lustres de Murano.

Illustration de la chapelle du Bon Sauveur

Dimanche 20 septembre, de 10 h à 18 h, la chapelle du Bon Sauveur sera ouverte gratuitement et sans réservation pour les Journées européennes du patrimoine. L’accès libre y est inhabituel : l’édifice, reconstruit à partir de 1956 et aujourd’hui désaffecté, se découvre surtout lors de visites guidées ponctuelles.

Sous un plafond à caissons, de grandes dalles de verre coloré réalisées par Gabriel Loire à partir de cartons du peintre Yves Trévédy filtrent la lumière. La chapelle conserve aussi un orgue Beuchet en tribune et des lustres en verre de Murano. La visite se prolonge dans le cloître, lui aussi reconstruit après-guerre.

L’année 2026 marque les 70 ans du début de cette reconstruction, et non un anniversaire d’achèvement dont la date n’est pas établie par les sources disponibles. En 1956, l’architecte caennais Léon Rême reprend les fondations de l’ancienne chapelle des Capucins, remontant au XVIIe siècle, tout en conservant des éléments du bâtiment d’honneur néogothique édifié au XIXe siècle. Il compose une nouvelle chapelle en croix latine, avec transept et chœur en hémicycle.

Le Bon Sauveur superpose ainsi plusieurs époques de Caen. La reconstruction d’après-guerre s’est insérée dans un site religieux plus ancien, en conservant des fragments du passé et en leur ajoutant les techniques et le décor du XXe siècle.

La chapelle n’est plus affectée au culte depuis 1999 et est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2006. Le Musée de Normandie y organise encore ponctuellement des visites, mais l’ouverture de dimanche permettra de la découvrir librement pendant huit heures. Une exposition du collectif Objectif Image 14 sera présentée dans le petit hall d’entrée, où se trouve également la tombe de Léon Rême.

L’accès intégral reste impossible aux personnes en fauteuil en raison de plusieurs groupes de marches. Le hall d’entrée est toutefois accessible et permet d’apercevoir l’intérieur. Pour les autres visiteurs, le parcours mènera du grand jardin au cloître, puis sous les verrières de Loire et Trévédy.

Sources consultées
  1. Ville de CaenVisite libre de la chapelle du Bon Sauveur | Journées du Patrimoine
  2. Musée de NormandieLa chapelle du Bon Sauveur
  3. Ministère de la Culture, POPChapelle du Bon Sauveur, notice Mérimée PA14000064
  4. Archives départementales du CalvadosArchives du cabinet Dureuil et Rême, architectes DPLG