
À Mont Coco, Caen a choisi de construire davantage de logements là où s’étend aujourd’hui une vaste zone d’activités. Sur 53 hectares au nord de la ville, près du CHU et des campus, la ZAC prévoit désormais 65 % de logements et 35 % d’activités et commerces. Lors de sa création en 2022, la proportion était exactement inverse : 60 % d’activités pour 40 % de logements.
Ce basculement commence à produire des opérations sur le terrain. L’EPF Normandie a fixé au 26 août à midi la remise des offres pour le désamiantage et la déconstruction des bâtiments HO17 et HO23. De son côté, la SPL Caen la mer Aménagement recherche jusqu’au 15 octobre des opérateurs immobiliers pour les îlots F et G, destinés notamment à accueillir de futurs habitants. Les entreprises ne sont pas encore désignées et les démolitions ne sont donc pas lancées, mais la ZAC quitte progressivement le seul temps des études.
À terme, le programme doit représenter environ 280 000 m² de surface de plancher, avec la transformation de la RD7 en boulevard urbain et un parc d’environ 4 hectares. L’arrêté préfectoral d’autorisation environnementale a été publié le 31 juillet. Les premiers travaux d’aménagement de la phase initiale sont envisagés pour la fin 2026 ou le début 2027.
Pourquoi mettre davantage de logements précisément ici ? Caen la mer relie explicitement la nouvelle programmation aux besoins de l’agglomération. Mont Coco offre surtout une possibilité rare : aménager un quartier entier sur un secteur déjà urbanisé, plutôt que chercher la même capacité logement par logement dans des quartiers constitués. La collectivité peut y organiser ensemble constructions, activités économiques, voirie, espaces verts et gestion des eaux pluviales. C’est le pendant opérationnel des besoins de logement décrits dans le futur PLUi-HM de Caen la mer.
Plus d’un tiers du programme reste consacré aux activités et commerces. Autour du site industriel Murata, le projet prévoit notamment une mise à distance des habitations et un parc servant aussi d’espace tampon. La présence d’activités industrielles influe donc directement sur la manière dont logements et espaces publics peuvent prendre place dans le futur quartier.
Cette transformation mobilise aussi directement l’argent public. La participation prévue de Caen la mer dans la concession atteint 32,43 millions d’euros, assainissement et réseau de chaleur compris. Ce montant n’est pas le coût total de la ZAC : l’opération repose également sur la commercialisation des terrains et les investissements des constructeurs. La concession court jusqu’en 2042, signe qu’un quartier de cette taille se fabrique par séquences plutôt que par un chantier unique.
Avant les premiers logements, Mont Coco doit passer par la préparation du foncier, la déconstruction de certains bâtiments et l’aménagement des premiers îlots. Au nord de Caen, les prochaines étapes seront donc celles-ci : traiter HO17 et HO23, préparer F et G et engager la première phase de travaux.
Sources consultées
- Ville de CaenZAC Mont Coco - Côte de Nacre
- Préfecture du CalvadosZAC Mont Coco à Caen
- EPF NormandieAccord-cadre pour le désamiantage et la déconstruction du site Mont Coco 3 HO17 & HO23 à Caen
- SPL Caen la mer AménagementZAC Mont-Coco Caen - Consultation opérateurs immobiliers pour la commercialisation des îlots F et G
- Caen la merComptes-rendus annuels à la collectivité de la ZAC Mont Coco