
À Arles, juillet concentre habituellement la grande semaine des Rencontres. Cette année, le festival essaie pour la première fois un deuxième rendez-vous public : du 16 au 20 septembre, artistes et visiteurs se retrouveront pour cinq jours de visites, conférences, ateliers, projections et soirées, alors que les expositions restent ouvertes jusqu’au 4 octobre.
L’échelle n’est plus celle de la semaine d’ouverture, qui a réuni plus de 22 000 personnes autour d’une centaine d’événements. Le programme de septembre est plus resserré et se déploie dans plusieurs lieux familiers des Rencontres. Lee Shulman, Omar Victor Diop ou Bruno Boudjelal participent aux conférences ; des artistes et commissaires reviennent dans les expositions ; Croisière accueille projections et DJ sets. Samedi, une braderie réunira aussi les Rencontres et Actes Sud.
Septembre est déjà bien occupé par la photographie à Arles. Depuis le début du mois, Une Rentrée en Images accueille notamment des scolaires et des groupes accompagnés. Le nouveau programme s’adresse, lui, au grand public. Les événements du « Septembre des Rencontres » sont gratuits, souvent sur réservation et dans la limite des places disponibles. Cette gratuité ne concerne pas l’accès ordinaire aux expositions, qui reste payant. Au 15 septembre, certaines conférences affichent déjà complet ; les disponibilités peuvent être vérifiées en réservant les ateliers et conférences sur la billetterie des Rencontres.
Le rendez-vous le plus singulier aura lieu dimanche 20 septembre, à quelques mètres des arènes. Pour les Journées du patrimoine, les Rencontres ouvriront pour la première fois au public la Maison des Arènes, au 10 rond-point des Arènes. Derrière ce nom se trouve l’hôtel particulier Barrême de Manville, un bâtiment en partie classé monument historique dont l’histoire avec la photographie remonte à la fin des années 1980. La Ville l’avait alors acquis avec le soutien de Kodak avant de le mettre à disposition du festival. Il a servi de siège aux Rencontres pendant vingt ans, puis principalement de lieu de formation et d’éducation à l’image à partir de 2010. L’association en est propriétaire depuis 2023.
Cette maison appartient depuis longtemps à la vie quotidienne des Rencontres, celle que le grand public voit beaucoup moins que les expositions de juillet. L’association a engagé sa restauration pour en faire un centre permanent consacré à l’éducation à l’image, à la formation et à la création ; une première phase de travaux est annoncée pour l’automne 2027.
Dimanche, l’historienne Sophie Piot y racontera à deux reprises l’histoire de l’hôtel Barrême de Manville et de ses transformations. Pour la première fois, le public pourra ainsi entrer dans une maison où les Rencontres travaillent depuis plus de trente ans.