
À Marseille, septembre a encore des airs d’été, mais les plages ont déjà changé de régime. Depuis le 31 août, les 14 zones de baignade couvertes par le dispositif estival de la Ville ne sont plus surveillées par les nageurs-sauveteurs. Sur place, la règle est simple : sans drapeau hissé, la baignade n’est pas surveillée.
Le décalage est particulièrement visible ce week-end, alors que Météo-France prévoit encore de fortes chaleurs en Provence. Les plages restent accessibles, mais les neuf postes de secours mobilisés pendant la saison ne fonctionnent plus dans le cadre du dispositif ouvert du 29 mai au 30 août.
La Ville a également arrêté au 30 août ses analyses rapides de l’eau, qui permettaient pendant l’été d’obtenir des résultats en quelques heures sur les plages suivies. Les prélèvements sanitaires réglementaires réalisés sous l’autorité de l’ARS sont programmés pendant la saison balnéaire. Les derniers résultats disponibles de fin août ne valent donc pas contrôle de l’eau du jour en septembre.
Une pollution détectée après la saison peut toujours conduire à une fermeture temporaire de la baignade si elle présente un danger pour la santé.
Les secours en mer restent eux aussi disponibles toute l’année. Le 196 permet de joindre le CROSS 24 heures sur 24 ; pour une urgence à terre, le 18 ou le 112 restent les numéros à composer.
En septembre, les Catalans, le Prado ou la Pointe-Rouge n’ont donc pas fermé avec l’été municipal. Mais l’absence de drapeau signifie désormais qu’aucun nageur-sauveteur ne surveille la baignade sur place.