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West Nile : neuf cas humains dans les Bouches-du-Rhône, les chevaux révèlent l’intensité de la circulation

Neuf infections humaines ont été recensées dans les Bouches-du-Rhône. Les nombreux cas équins révèlent l’intensité de la circulation du virus West Nile.

Illustration - Moustique et cheval en Provence

Neuf infections humaines autochtones par le virus West Nile avaient été confirmées dans les Bouches-du-Rhône au 31 août. Mais l’autre chiffre éclaire mieux l’ampleur de la circulation : 69 cas équins étaient recensés en Provence-Alpes-Côte d’Azur au 2 septembre, principalement dans le département. Santé publique France et l’ARS décrivent une circulation « particulièrement intense », commencée plus tôt que les années précédentes.

L’accélération est nette. Le 26 août, les Bouches-du-Rhône comptaient encore sept cas humains. Fin juillet, La Clé Publique avait recensé quatre chevaux touchés en deux semaines. Les infections équines ne constituent pas une histoire sanitaire parallèle : elles renseignent sur le même cycle de transmission que les cas humains.

Le virus circule en effet principalement entre les oiseaux et les moustiques communs du genre Culex. L’homme et le cheval sont des hôtes accidentels : une fois infectés, ils ne transmettent pas à leur tour le virus à un moustique. Un cheval malade n’est donc pas le maillon d’une épidémie entre élevages. Il révèle qu’un cycle oiseaux-moustiques est actif dans son environnement.

Les Bouches-du-Rhône font partie des dix départements méditerranéens où la surveillance est renforcée chaque année. Le dispositif croise les cas humains et équins, les mortalités inhabituelles chez certains oiseaux et, lorsque le virus circule, les recherches sur les moustiques.

Ces observations ont des conséquences pratiques. Chaque cas humain signalé déclenche une enquête de l’ARS et de Santé publique France pour rechercher les lieux possibles de contamination. L’EID Méditerranée peut ensuite rechercher et éliminer des gîtes de Culex dans les secteurs concernés. L’Établissement français du sang et l’Agence de la biomédecine appliquent aussi temporairement des mesures de sécurisation des dons de sang et d’organes.

Le phénomène n’est pas inédit dans le département. En 2025, 18 des 62 cas humains autochtones recensés en France avaient été infectés dans les Bouches-du-Rhône. Neuf cas y sont déjà identifiés au 31 août 2026, et les autorités soulignent cette année la précocité de la circulation. À l’échelle de Paca, neuf des 18 personnes infectées ont été hospitalisées et six ont développé une forme neurologique.

Dans les Bouches-du-Rhône, suivre West Nile ne consiste donc pas seulement à compter les patients. Un cas humain, un cheval malade ou la découverte d’oiseaux morts peuvent chacun documenter la même circulation virale et déclencher des investigations sur les moustiques autour des lieux concernés.

Sources consultées
  1. Santé publique France / ARS Provence-Alpes-Côte d’AzurCirculation du virus West Nile en Provence-Alpes-Côte d'Azur
  2. Santé publique FranceChikungunya, dengue, Zika et West Nile en Paca. Bulletin du 26 août 2026
  3. Santé publique FranceNotre action contre le virus West Nile
  4. Santé publique FranceVirus West Nile en France hexagonale. Bilan 2025