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À la Timone, un IRM-Linac pédiatrique prévu pour 2029

Le concert de Bagatelle contribue à une collecte de 3 millions d’euros pour un IRM-Linac pédiatrique que l’AP-HM prévoit de mettre en service en 2029.

Illustration - IRM-Linac pédiatrique à la Timone

Ce jeudi soir à Bagatelle, Yann Muller, Provi, Bronkstein et Claude N’Joya jouent au profit d’un équipement prévu à la Timone en 2029. Le concert contribue au financement d’un IRM-Linac destiné notamment aux cancers de l’enfant. Dans une offre de recrutement publiée cet été, l’AP-HM prévoit sa mise en service en 2029. Les places à tarif normal restent proposées sur la billetterie officielle du concert.

Le service de radiothérapie de la Timone dispose aujourd’hui de trois accélérateurs, installés dans le cadre d’un renouvellement du plateau entre 2019 et 2023, ainsi que d’un scanner dosimétrique. L’AP-HM annonce l’IRM-Linac pour 2029, sans publier à ce stade de calendrier de commande ni de travaux d’installation.

Phoceo, le fonds de dotation de l’AP-HM, indique avoir dépassé 2 millions d’euros collectés sur un objectif de 3 millions. Lors du lancement de la campagne, l’AP-HM évaluait l’investissement complet à 12 millions d’euros : le mécénat n’en finance donc qu’une partie.

L’intérêt de la machine tient à ce qu’elle ajoute à l’accélérateur de radiothérapie une IRM capable de montrer beaucoup plus finement certains tissus pendant la séance. L’équipe peut suivre la position de la tumeur et des organes voisins puis, dans certaines indications, adapter le traitement. Les accélérateurs actuels disposent déjà d’une imagerie de repositionnement, mais celle-ci repose notamment sur des rayons X et distingue moins bien certains tissus mous.

La différence compte particulièrement pour les enfants, chez qui limiter l’irradiation des tissus sains vise à réduire les séquelles à long terme. Le service marseillais reçoit environ une centaine de jeunes patients par an, venus selon Phoceo du grand quart sud-est et du bassin méditerranéen. L’IRM-Linac compléterait donc un service de radiothérapie pédiatrique déjà spécialisé, plutôt que créer une activité entièrement nouvelle.

L’IRM-Linac lui-même n’est plus une technologie expérimentale. Henri-Mondor est devenu en 2025 le cinquième centre français à en disposer et traite déjà des patients adultes. Son application à la pédiatrie reste en revanche rare : une enquête publiée en 2026 auprès de 60 centres européens prenant en charge des enfants ne retrouvait un IRM-Linac que dans 5 % d’entre eux. Les auteurs relevaient aussi le besoin de davantage de preuves cliniques et d’équipements spécialisés.

Marseille n’invente donc pas l’IRM-Linac. La Timone prépare son utilisation dans un service pédiatrique où cette technologie reste rare en Europe. Le concert de Bagatelle aide à compléter le volet mécénat ; la suite se jouera à la Timone, jusqu’à la mise en service prévue en 2029.

Sources consultées
  1. AP-HM / Choisir le service publicManipulateur(trice) en Electroradiologie Médicale (MERM) Radiothérapie
  2. PhoceoConcert caritatif à Marseille : Yann Muller à Bagatelle pour les enfants de la Timone
  3. PhoceoProjets les minots de Phoceo
  4. AP-HPL’Hôpital Henri-Mondor, cinquième centre en France équipé d’un accélérateur à particules avec IRM embarquée
  5. British Journal of Radiology / SIOP Europe ROWGAdaptive radiotherapy in paediatric patients: a SIOP Europe ROWG survey on practice patterns across Europe