Le 12 août, les télescopes vont sortir sur les plages du Prado. De 18 heures à minuit, le stade nautique Florence-Arthaud accueillera gratuitement le public pour observer l’éclipse solaire, puis le ciel nocturne. Derrière les instruments, trois associations d’astronomie amateur marseillaises seront réunies avec une institution qui fête cette année ses 300 ans : l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille.
AMAS, Andromède et la Société scientifique Flammarion accompagneront les observations avec les académiciens. La mairie annonce aussi la distribution gratuite de 3 000 lunettes adaptées à l’éclipse. Après le coucher du Soleil, la soirée continuera avec les télescopes, le repérage des constellations et les Perséides, dont l’essaim d’étoiles filantes est actif à cette période.
À Marseille, l’éclipse commencera vers 19 h 31 et atteindra son maximum à 20 h 25. Environ 96,35 % du disque solaire sera alors occulté. Le phénomène restera partiel dans la ville, donc l’observation du Soleil devra se faire avec une protection adaptée pendant toute la phase visible.
L’Académie a été fondée en août 1726 sous Louis XV. D’abord consacrée surtout aux lettres, elle s’est ouverte aux sciences au XVIIIe siècle et s’est vu confier en 1781 l’observatoire royal de Marseille, installé aux Accoules. L’astronomie appartient donc à son histoire bien avant les célébrations de 2026.
Fin juillet, l’Académie consacrait déjà une conférence à « 300 ans d’éclipses solaires à Marseille ». Deux semaines plus tard, elle retrouvera les astronomes amateurs non pas dans une salle de conférence, mais au bord de la Méditerranée, avec des télescopes tournés vers le ciel.
L’éclipse sera visible dans une grande partie de la France, mais la soirée du Prado lui donne une couleur locale : les clubs de la ville réunis autour d’une institution tricentenaire, d’abord face à un Soleil presque entièrement masqué, puis sous les Perséides. La soirée ouvrira à 18 heures au stade Florence-Arthaud, 6 promenade Georges-Pompidou.