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RSA : 31,2 millions d’euros pour organiser le retour à l’emploi

Le Département répartit l’accompagnement vers l’emploi des bénéficiaires du RSA entre sept lots territoriaux, plafonnés à 31,2 millions d’euros sur quatre ans.

Illustration - accompagnement local vers l’emploi

Le Département des Bouches-du-Rhône a attribué sept lots territoriaux pour accompagner vers l’emploi des bénéficiaires du RSA. Conclus le 1er juillet 2026, les contrats durent d’abord un an et peuvent être reconduits trois fois. Leur plafond cumulé atteint 31,2 millions d’euros sur quatre ans. Cette somme fixe le maximum que le Département pourra commander, pas une dépense déjà engagée.

Le marché finance un accompagnement continu vers l’emploi. Le même référent doit suivre la personne du diagnostic jusqu’à la fin de son parcours, prévu pour durer neuf mois en moyenne. Deux entretiens physiques et un contact à distance sont attendus chaque mois. Selon les besoins, le parcours peut aussi comprendre une formation, un atelier, une immersion en entreprise, un entretien avec un psychologue ou une action consacrée au logement, à la santé ou à la garde d’enfants.

Le Département ne paie donc pas seulement des rendez-vous. Il fixe un objectif de 40 % de « sorties positives », définies notamment par l’accès à un emploi d’au moins six mois ou à une formation qualifiante de plus de trois mois. Parmi elles, 60 % doivent correspondre à un emploi durable. La sortie n’est comptabilisée qu’après trois mois de maintien dans l’emploi ou la formation. Le contrat prévoit en outre un forfait de 200 euros pour chaque sortie vers un emploi durable validée, ainsi que des pénalités lorsque les entretiens ou les résultats sont insuffisants. Les opérateurs sont ainsi rémunérés pour le suivi, avec une part liée aux résultats.

Les sept lots reprennent la carte des pôles d’insertion. Cinq se partagent Marseille, arrondissement par arrondissement. Le sixième couvre le bassin d’Aubagne et une partie de celui de La Ciotat. Le septième rassemble Salon-Berre et des communes du nord du Pays d’Arles, jusqu’à Saint-Rémy-de-Provence, Châteaurenard ou Fontvieille. Chaque secteur a été confié à un groupement, et la proximité des locaux comptait pour 10 % dans l’évaluation des offres.

Cette carte ne recouvre pas, à elle seule, l’ensemble des pôles départementaux : Aix-Gardanne, Istres-Martigues et une partie du Pays d’Arles n’apparaissent pas dans ces sept lots. L’insertion fonctionne comme un assemblage. Les pôles départementaux orientent les bénéficiaires, puis différents prestataires prennent le relais selon leur situation. Le marché concerne surtout des personnes déjà engagées dans une démarche professionnelle. Le dispositif « Kiosque » intervient davantage en amont, lorsque des obstacles sociaux ou matériels empêchent encore d’aborder réellement la recherche d’emploi.

Les documents publiés n’indiquent ni combien de personnes seront accompagnées, ni les résultats obtenus par le marché précédent. Sans ces données, le plafond de 31,2 millions d’euros mesure une capacité d’intervention, mais pas encore le coût d’un retour durable à l’emploi. Le contrat organise chaque étape, sans pouvoir garantir à lui seul la continuité entre les acteurs.

Dans le 3e arrondissement de Marseille, à Aubagne ou près de Saint-Rémy, le succès dépendra surtout du passage d’un maillon à l’autre : quitter le pôle d’insertion avec un référent, rencontrer un opérateur qui connaît les employeurs locaux et arriver jusqu’à la prise de poste sans perdre le fil du parcours.

Sources consultées
  1. BOAMPAvis d’attribution de marché n° 26-68487 du 9 juillet 2026
  2. Journal officiel de l’Union européenne, TEDAvis de résultats 476568-2026
  3. Conseil départemental des Bouches-du-RhôneCahier des clauses techniques particulières, consultation 2025-0311
  4. Département des Bouches-du-RhôneProgramme départemental d’insertion 2024-2026
  5. Département des Bouches-du-RhôneLes pôles d’insertion
  6. La Clé PubliqueInsertion : avec ses « kiosques », le Département veut débloquer les parcours avant l’emploi