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Aux Pennes-Mirabeau, le chantier qui vient après le feu

La Ville lance des travaux contre les instabilités rocheuses après l’incendie de juillet 2025, entre fronts rocheux fragilisés, pluie et sécurité des rues habitées.

Illustration - rochers après incendie

Aux Pennes-Mirabeau, la Ville engage des travaux de mise en sécurité contre les instabilités rocheuses. L’avis de marché publié en juin 2026 est court, mais il prolonge un dossier bien plus parlant : après l’incendie, le risque ne s’arrête pas aux flammes.

Le 8 juillet 2025, un feu parti près de l’échangeur A55-A7 a parcouru environ 750 hectares, selon AtmoSud. Le mistral l’a poussé vers le sud-ouest, jusqu’à menacer des zones périurbaines de Marseille. Pour Les Pennes-Mirabeau, l’épisode a aussi ouvert une autre séquence : celle des fronts rocheux fragilisés, des arbres brûlés, des talus exposés et des eaux de pluie qui reviennent sur un terrain moins tenu qu’avant.

La commune avait déjà chiffré une première réponse à l’automne 2025. Deux délibérations identifiaient trois secteurs : le chemin du Thord, où des fronts rocheux communaux ont été touchés par l’incendie, la rue du Souvenir et le boulevard de la Burlière, où la Ville signalait des blocs rocheux et de la végétation instables commençant à chuter. Le total présenté atteignait 104 426 euros hors taxes : 66 987 euros pour la remise en état et la consolidation du chemin du Thord, 37 439 euros pour la sécurisation et le débroussaillage rue du Souvenir et boulevard de la Burlière.

L’avis de marché actuel ne précise pas, dans les éléments consultés, le périmètre final détaillé des travaux. La suite est celle d’un chantier très spécialisé : passer de la demande de subventions et du diagnostic d’urgence à des interventions de terrain. Les délibérations parlaient d’écrans de protection, de cordistes pour les zones inaccessibles aux équipes classiques, d’évacuation de végétaux brûlés, de lutte contre l’érosion et de gestion des ruissellements.

Aux Pennes-Mirabeau, le relief n’est pas un décor. Le document communal sur les risques majeurs rappelle que la commune est exposée aux mouvements de terrain, notamment aux éboulements et aux chutes de blocs. Il cite la barre rocheuse du Pas des Lanciers, la partie haute du village et les habitations en pied de falaise. Il garde aussi la mémoire d’un éboulement près de l’église de la Gavotte, en 2010, qui avait fait un blessé.

L’année 2025 a ajouté une preuve récente de cette fragilité. Un arrêté ministériel publié en juin 2026 a reconnu l’état de catastrophe naturelle aux Pennes-Mirabeau pour des mouvements de terrain survenus les 21 et 22 septembre 2025, déclenchés par des cumuls de précipitations. Dans ce type de territoire, le feu, la roche et la pluie ne sont pas trois sujets séparés.

La réponse municipale passe par une chaîne peu visible : études géotechniques, inspection des protections, débroussaillement, filets, écrans, travaux spécialisés, financement croisé entre commune, Département et Région. La Ville avait d’ailleurs lancé dès 2024 un accord-cadre d’études géotechniques sur l’ensemble du territoire communal, incluant la surveillance annuelle des dispositifs contre les instabilités rocheuses.

Le chantier est modeste, mais il porte sur des points où l’attente coûte cher. Aux Pennes-Mirabeau, la sécurité publique peut tenir à quelques écrans, à des cordistes et à des travaux placés juste au-dessus d’une rue, d’un chemin ou d’une maison.

Sources consultées
  1. BOAMPTravaux de mise en sécurité contre les risques liés aux instabilités rocheuses
  2. Ville des Pennes-MirabeauConseil municipal du 30 octobre 2025, délibération 200x25
  3. Ville des Pennes-MirabeauDICRIM des Pennes-Mirabeau
  4. AtmoSudBilan de l’incendie des Pennes-Mirabeau, 8 et 9 juillet 2025
  5. Ville des Pennes-MirabeauCatastrophe naturelle