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À Marseille, le secours passe aussi par des standards téléphoniques

La Ville de Marseille attribue à NXO France un marché de 437 474 € pour maintenir les standards téléphoniques des marins-pompiers.

Standards téléphoniques du secours

La Ville de Marseille a attribué à NXO France un marché de maintien en condition opérationnelle des autocommutateurs téléphoniques Alcatel-Lucent du Bataillon de marins-pompiers. La valeur de l’offre retenue est de 437 474 €, pour un marché conclu le 8 juin 2026.

Le contrat porte sur une couche discrète de l’équipement du Bataillon : la maintenance des systèmes de communication, des standards téléphoniques, des matériels, des logiciels et des prestations de programmation associées. Dans l’avis initial, la Ville prévoyait une durée ferme de quatre ans, avec un minimum de 110 000 € HT et un maximum de 450 000 € HT. Les postes de maintenance préventive et de maintien en condition opérationnelle étaient prévus à prix forfaitaire ; les autres prestations devaient passer par bons de commande.

Le bénéficiaire donne une autre portée au marché. Le Bataillon n’est pas un service municipal ordinaire. Unité militaire placée pour emploi sous l’autorité du maire de Marseille, il protège la ville, le Grand Port maritime et plusieurs sites extérieurs. Le Bataillon revendique 121 885 interventions annuelles, 382 065 appels traités et 2 652 militaires et civils. Sa présentation générale évoque aussi 17 centres d’incendie et de secours dans Marseille, plus de 128 000 interventions annuelles et un état-major installé boulevard de Strasbourg.

Dans un tel système, la maintenance n’est pas seulement une dépense de confort. Les autocommutateurs ne racontent pas toute la chaîne d’alerte et de secours, mais ils appartiennent à l’environnement technique qui permet à une organisation aussi sollicitée de rester joignable, configurable et réparable. Le marché vise précisément ce qui se voit peu : éviter qu’un équipement vieillisse en silence, qu’une programmation bloque, qu’un périphérique ne suive plus, qu’une intervention technique devienne improvisée.

L’attribution dit aussi quelque chose du marché lui-même. La procédure n’a reçu qu’une seule offre. Ce n’est pas, à ce stade, une anomalie établie : la maintenance d’équipements téléphoniques de marque, déjà installés dans une unité spécialisée, n’attire pas forcément une foule de candidats. Mais pour une collectivité, cela réduit la marge de comparaison. Le prix comptait pour 50 % dans les critères ; l’organisation logistique et les moyens humains comptaient ensemble pour 40 %. Autrement dit, Marseille n’achetait pas seulement un tarif, mais une capacité à intervenir sur un système existant.

La Cour des comptes, dans un rapport publié en 2025, rappelait que le BMPM travaille à un niveau d’activité particulièrement élevé et selon une organisation spécifique, distincte des services départementaux d’incendie et de secours classiques. Ce marché s’inscrit dans cette réalité plus prosaïque : un grand service de secours ne tient pas seulement par ses casernes, ses véhicules et ses équipes, mais aussi par des contrats de maintenance capables de faire durer les équipements qui relient les services entre eux.

Au 9 boulevard de Strasbourg, les systèmes téléphoniques du Bataillon doivent continuer à fonctionner.

Sources consultées
  1. BOAMPAvis d’attribution de marché - Avis n° 26-57654 du 11/06/2026
  2. BOAMPAvis de marché - Avis n° 25-131685 du 28/11/2025
  3. Bataillon de marins-pompiers de MarseillePrésentation générale
  4. Cour des comptesLe bataillon de marins-pompiers de Marseille