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À Cadarache, la sûreté passe aussi par les badges, les groupes froids et les toitures

Un marché attribué à Cadarache rappelle que la sûreté passe aussi par les accès, le secours électrique, le froid des serveurs et les toitures.

Illustration - maintenance à Cadarache

À Cadarache, la sûreté peut commencer par une porte qui ne s’ouvre qu’au bon badge, un groupe électrogène prêt à prendre le relais, une salle serveur qui reste au frais ou une toiture qui ne laisse pas passer l’eau.

L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection a attribué un marché de maintenance pour ses bâtiments du site de Cadarache, à Saint-Paul-lès-Durance. Le plafond est fixé à 2,8 millions d’euros. Le contrat démarre pour douze mois, avec trois reconductions possibles, soit jusqu’à quatre ans.

Le marché est découpé en trois lots. Le premier concerne les coffres à clés, le contrôle d’accès et la sonorisation de sécurité. Il revient à COFADIS, entreprise basée à Aix-en-Provence, pour 155 710 euros. Les deux autres lots sont attribués à ADF Utilities, installée à Saint-Paul-lez-Durance : 531 777 euros pour les groupes électrogènes fixes, les onduleurs de sécurité, les groupes froids des salles serveurs et la climatisation ; 124 900 euros pour les toitures et l’étanchéité.

Ces lignes de marché public racontent une mécanique locale très concrète. Sur un site fermé et très contrôlé, la maintenance n’est pas seulement une affaire de peinture fraîche ou de réparation après coup. Elle sert à maintenir les accès, l’électricité de secours, le froid, les bâtiments et les circulations dans un état compatible avec le travail quotidien.

L’échelle de Cadarache explique pourquoi ces prestations dépassent l’entretien courant d’un immeuble de bureaux. Le centre CEA de Cadarache couvre 2 050 hectares, compte 480 bâtiments et plus de 5 500 personnes employées hors ITER. Dans un ensemble pareil, un accès mal contrôlé, une climatisation défaillante dans une salle serveur ou une toiture abîmée peuvent vite devenir des problèmes très pratiques.

L’ASNR, créée le 1er janvier 2025 par la fusion de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, dispose à Cadarache d’un site d’expertise et de recherche. Le marché attribué ne dit rien d’une alerte particulière. Il fixe plutôt une partie de l’intendance technique qui permet au site de fonctionner.

C’est aussi une petite photographie de l’économie locale autour de Cadarache. Derrière les grands organismes nationaux, il y a des entreprises du Pays d’Aix et du Val de Durance qui interviennent sur des objets très ordinaires, mais indispensables : des clés, du froid, du secours électrique, des toits. La sûreté a parfois des allures de maintenance de bâtiment. À Cadarache, cela passe aussi par des portes, du froid, du courant de secours et des toits qui tiennent.