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Aux Chutes-Lavie, Marseille prépare les nouveaux ateliers de sa justice des mineurs

L’État a choisi l’équipe qui concevra la reconstruction de la barre d’ateliers de l’UEAJ Marseille, aux Chutes-Lavie.

Ateliers de justice aux Chutes-Lavie

Au 7 impasse Sylvestre, aux Chutes-Lavie, le dossier tient dans une formule sèche: « barre d’ateliers ». L’État vient de choisir l’équipe qui concevra la démolition-reconstruction de ce bâtiment de l’unité éducative d’activités de jour Marseille, un service de la Protection judiciaire de la jeunesse.

Ce n’est pas encore le lancement des travaux. Le résultat publié au BOAMP désigne le lauréat du concours de maîtrise d’œuvre: un groupement conduit par Huit et Demi, avec SEE, Reliefs Paysages, ABAK Ingénierie Provence, Venathec et Ekium. Trois offres avaient été reçues, et le choix a été arrêté le 6 mai 2026.

L’avis ne donne ni montant de travaux, ni calendrier, ni programme détaillé. Mais les critères retenus disent déjà quelque chose du projet. Le jury n’a pas seulement regardé l’image architecturale: il a aussi jugé la fonctionnalité, les circulations, la cohabitation des services, les choix techniques et environnementaux, puis les coûts d’entretien et de fonctionnement.

Pour une unité de jour, ces critères techniques recouvrent des usages simples: accueillir des jeunes suivis par la justice, organiser des activités, faire travailler des équipes sur un même site, garder des espaces utilisables au quotidien. Une unité éducative d’activités de jour sert justement à remettre des jeunes dans un parcours, par des apprentissages, des ateliers, du sport, de la culture ou des gestes préprofessionnels.

Le ministère de la Justice comptait 99 unités de ce type en France en 2025, pour 5 848 jeunes accueillis. La donnée nationale a surtout une utilité ici: rappeler que ces lieux forment une partie ordinaire, mais peu visible, de la justice des mineurs. À Marseille, l’adresse des Chutes-Lavie apparaît déjà dans l’annuaire du ministère pour l’UEAJ Marseille Sylvestre. Le même site accueille aussi une unité éducative de milieu ouvert.

Le concours fait donc passer le dossier à l’étape de conception. Il reste à connaître le coût, le calendrier, le maintien de l’activité pendant les travaux et ce que la reconstruction changera vraiment pour les jeunes comme pour les professionnels. Pour l’instant, aux Chutes-Lavie, la justice des mineurs avance par un objet très concret: refaire ses ateliers.