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À Marignane, le front rocheux de Notre-Dame passe à l’étape chantier

Après des restrictions d’accès autour du front rocheux de Notre-Dame, Marignane lance un marché pour sécuriser la paroi.

Front rocheux de Notre-Dame

On connaît la colline Notre-Dame pour ses chemins, sa chapelle, ses vues et ses 65 hectares de nature au bord de Marignane. Depuis fin 2024, une partie du site a aussi une autre réalité: près du front rocheux, l’accès des piétons a été interdit par arrêté municipal.

La mairie lance désormais un marché public pour des travaux de mise en sécurité de cette paroi. L’avis, publié le 22 mai 2026 au Bulletin officiel des annonces des marchés publics, ne donne pas encore le calendrier, le coût ni les techniques prévues. Mais il marque une étape: après la restriction d’accès, la commune cherche une entreprise pour intervenir.

Cette nouvelle étape ne part pas de zéro. L’arrêté de 2024 mentionne une étude géotechnique de 2016, des travaux de confortement réalisés en 2018 et le signalement, en juin 2024, de la chute d’un rocher sur une parcelle située au pied de la colline. Le texte prévoyait aussi une bande de dix mètres à partir du front rocheux pour protéger les occupants des parcelles concernées.

À Notre-Dame, le risque n’est donc pas une abstraction rangée dans un document d’urbanisme. Il tient dans une géographie très simple: des chemins au-dessus, des parcelles en dessous, une paroi entre les deux. Dans les Bouches-du-Rhône, ce voisinage entre relief, quartiers et accès publics est fréquent. Il oblige parfois les communes à entretenir une colline comme un ouvrage public, pas seulement comme un décor.

La suite se jouera dans les pièces du marché: où les travaux seront menés, combien de temps ils dureront, et si les habitants verront surtout des filets, des ancrages, de la purge ou des barrières. Pour l’instant, la colline garde son rôle de repère local. Elle rappelle simplement qu’un beau point de vue demande parfois un peu d’entretien.