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À Vitrolles, le lycée Pierre-Mendès-France prépare sa transformation autour de la cantine et des ateliers

Un projet de transformation du lycée Pierre-Mendès-France, à Vitrolles, touche la demi-pension, les salles de classe et le pôle aéronautique.

Cour de lycée à Vitrolles

À Pierre-Mendès-France, le futur chantier a déjà des lieux très concrets: la cantine, les salles de classe, les ateliers aéronautiques, les espaces extérieurs où les élèves passent d’un bâtiment à l’autre. Ce n’est pas encore le temps des palissades. C’est celui où l’on choisit l’équipe qui dessinera la transformation.

Un avis BOAMP repéré le 8 mai porte sur un concours restreint de maîtrise d’œuvre pour ce lycée public de Vitrolles, porté par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En clair: il s’agit de sélectionner les architectes et bureaux d’études chargés de concevoir le projet avant les travaux. L’avis ne suffit pas, à lui seul, à reconstituer toute la séquence administrative. Mais il replace le dossier dans cette phase décisive où les usages du futur lycée se précisent.

Le programme déjà publié donne une idée de l’ampleur: 15,8 millions d’euros hors taxes, avec la création d’une cuisine centrale et de logements de fonction, une nouvelle demi-pension, la transformation de l’ancienne demi-pension en salles de classe, l’extension et la restructuration du pôle aéronautique, ainsi que le réaménagement d’espaces extérieurs.

La demi-pension peut sembler un sujet banal. Dans un lycée, elle ne l’est jamais. Elle règle une partie du rythme quotidien: les files, les horaires, les circulations, les pauses, la manière dont plusieurs centaines d’élèves traversent leur journée. Transformer cet espace, puis récupérer l’ancienne demi-pension pour en faire des salles de classe, revient à retoucher le fonctionnement ordinaire de l’établissement.

L’autre point fort du projet se trouve dans les ateliers. Pierre-Mendès-France n’est pas seulement un lycée général de plus dans le paysage. Construit en 1982, doté d’une capacité de 1 800 élèves et de plus de 22 000 m² de surface, il est aussi un lycée des métiers lié à l’aéronautique. Dans un territoire marqué par l’étang de Berre, Marignane et la présence d’Airbus Helicopters, cette spécialité donne au chantier une portée plus locale qu’il n’y paraît. Moderniser un pôle aéronautique, ce n’est pas seulement améliorer des locaux: c’est adapter un outil de formation à une filière qui reste très présente autour de Vitrolles.

Reste à ne pas aller plus vite que le dossier. Un concours de maîtrise d’œuvre n’annonce pas un chantier immédiat. Les questions les plus sensibles viendront ensuite: calendrier, phasage, maintien des cours, organisation de la restauration pendant les travaux, confort d’été, place donnée aux espaces extérieurs. Dans un grand établissement des années 1980, ces arbitrages comptent presque autant que le dessin final.

À Vitrolles, le projet ne se résume donc pas à une ligne de marché public. Il montre comment un lycée se réorganise par ses usages les plus quotidiens: déjeuner, circuler, apprendre, se former à un métier. C’est là, avant les engins, que commence vraiment la transformation.