
Un homme de 27 ans a été tué à l’arme blanche jeudi 22 octobre dans l’est de Nice. Quelques centaines de mètres plus loin, l’arrivée de plusieurs blessés à l’hôpital Pasteur 2 a été suivie de tensions devant les urgences. Le service a été confiné pendant environ deux heures et demie, avant de retrouver un fonctionnement normal peu avant 19 heures.
Le parquet de Nice a ouvert une enquête, notamment pour meurtre aggravé. Huit personnes avaient été interpellées jeudi soir, selon les informations du Parisien et de l’AFP.
L’incident a connu deux épisodes : une confrontation mortelle dans le quartier Louis-Braille/Fenoglio-de-Briga, puis des tensions autour de l’établissement où les victimes avaient été transportées. C’est cette seconde séquence qui a conduit l’hôpital à protéger temporairement son service d’urgence.
Des blessés conduits à Pasteur, puis des tensions devant l’hôpital
Les premières violences se sont produites jeudi en début d’après-midi dans le secteur Fenoglio-de-Briga, à l’est de Nice. Selon le procureur de la République, Damien Martinelli, un homme de 27 ans a été tué lors de « violences avec arme blanche ».
D’après Nice-Matin, repris par l’AFP, la victime aurait été transportée à l’hôpital Pasteur avec deux autres personnes blessées à l’arme blanche. Le bilan définitif des blessés n’était pas encore établi dans les informations consultées.
La situation s’est ensuite tendue devant l’établissement. Plusieurs dizaines de personnes se trouvaient sur le parvis des urgences, selon Nice-Matin. Le journal rapporte que l’alarme d’agression du CHU a été déclenchée après le signalement d’un individu muni d’une machette.
Le maire de Nice, Éric Ciotti, qui s’est rendu sur place, a décrit une « violente rixe » suivie de « nouvelles violences » après l’arrivée des blessés à Pasteur.
Deux heures et demie de confinement des urgences
Vers 16 h 30, le CHU de Nice a annoncé une « mesure temporaire de confinement » des urgences de Pasteur 2, invoquant une situation exceptionnelle.
Les forces de l’ordre ont sécurisé les accès. La mesure concernait le service des urgences, et non l’ensemble des établissements du CHU.
Le confinement a été levé peu avant 19 heures. L’établissement a annoncé la reprise du fonctionnement normal des urgences, mettant fin à une restriction qui avait duré environ deux heures et demie.
Le CHU n’a pas précisé publiquement si des patients avaient dû être réorientés ou si des prises en charge avaient été retardées pendant l’intervention. Le confinement des accès ne signifie pas nécessairement que les soins ont été interrompus.
Huit interpellations, des responsabilités à déterminer
L’enquête a été confiée à la police judiciaire des Alpes-Maritimes. Jeudi soir, huit personnes avaient été interpellées. Leur implication éventuelle dans les différentes séquences de violences reste à établir.
Le parquet a ouvert une enquête notamment pour meurtre aggravé, sans préciser publiquement les circonstances aggravantes envisagées. Les personnes interpellées bénéficient de la présomption d’innocence.
Les investigations devront notamment déterminer qui a porté les coups mortels et si les personnes impliquées dans les tensions autour de Pasteur 2 étaient également présentes lors de la confrontation initiale.
À Pasteur 2, les urgences ont retrouvé leur fonctionnement normal jeudi soir. L’enquête devra désormais établir ce qui a provoqué les tensions devant l’hôpital et identifier les personnes qui y ont participé.