
Les recherches pour retrouver le jeune homme disparu après la collision de deux bateaux de plaisance dans le golfe de La Napoule ont été arrêtées lundi 17 août à 11 heures. La préfecture maritime de la Méditerranée a indiqué qu’il n’avait pas été retrouvé malgré la reprise des opérations au lever du jour. Il est âgé de 22 ans.
L’abordage s’est produit dimanche vers 23 heures. Le bilan communiqué par les secours reste de dix blessés, dont quatre classés en urgence absolue et six en urgence relative lors de leur prise en charge. Vingt personnes ont été récupérées en mer puis transférées vers les ports de La Napoule et de La Rague, à Mandelieu-la-Napoule. Les blessés les plus sérieusement atteints ont ensuite été évacués vers plusieurs hôpitaux de la Côte d’Azur et de Toulon.
Selon une source de la gendarmerie citée par l’AFP, les deux navires transportaient 21 personnes : onze à bord d’une vedette de type Pardo et dix sur un semi-rigide. Les dix occupants du semi-rigide auraient été projetés à l’eau lors du choc. Plusieurs adolescents figurent parmi les blessés. Cette répartition donne la mesure de l’opération menée pendant la nuit : il fallait à la fois récupérer les occupants, organiser les évacuations médicales et rechercher la personne manquante.
Le CROSS MED de La Garde a coordonné des moyens nautiques et aériens de la Marine nationale, de la SNSM et des services de secours des Alpes-Maritimes. Les recherches du disparu ont été interrompues durant la nuit puis reprises à l’aube. À 11 heures, le préfet maritime a décidé d’arrêter les « recherches coordonnées par moyens dirigés », le jeune homme n’ayant pas été localisé.
L’urgence de sauvetage laisse maintenant place à la reconstitution de l’abordage. Les circonstances précises n’ont pas été rendues publiques : trajectoires des deux bateaux, vitesses, angle de rencontre, moment auquel chaque équipage a détecté l’autre et manœuvres entreprises avant le choc restent à établir.
Les navires de plaisance sont soumis au Règlement international pour prévenir les abordages en mer, le RIPAM. Celui-ci impose notamment une veille visuelle et auditive permanente et une vitesse permettant d’éviter une collision dans les conditions rencontrées. Pour fixer cette vitesse, le règlement demande de tenir compte de la visibilité, du trafic, de la capacité de manœuvre, de l’état de la mer et, de nuit, de l’éclairage côtier susceptible de compliquer la perception des autres feux.
Selon la façon dont leurs routes se croisaient, les obligations de manœuvre des deux navires pouvaient différer. Mais chacun devait conserver une veille suffisante et apprécier le risque de collision. Les trajectoires, la vitesse et les manœuvres permettront donc de comprendre pourquoi les deux embarcations se sont rencontrées jusqu’au choc, sans qu’une notion sommaire de « priorité » suffise à désigner un responsable.
Le fait que l’accident se soit produit de nuit compte dans cette analyse, sans en constituer la cause. Aucun élément vérifié ne permet actuellement d’invoquer une vitesse excessive, un défaut technique, l’alcool ou une autre faute précise. Selon Le Parisien avec l’AFP, l’enquête judiciaire est conduite conjointement par la brigade nautique côtière d’Antibes du groupement de gendarmerie départementale des Alpes-Maritimes et le groupement de gendarmerie maritime de la Méditerranée.
L’évolution médicale des quatre personnes classées en urgence absolue lors de leur prise en charge et les premiers éléments sur les trajectoires des deux bateaux sont désormais les principales informations attendues. Dans le golfe de La Napoule, les recherches coordonnées sont arrêtées depuis 11 heures et les circonstances du choc restent à établir.
Sources consultées
- Préfecture maritime de la MéditerranéeAbordage entre deux navires de plaisance dans le golfe de la Napoule : opération de secours et de recherche coordonnée par le CROSS MED
- Le Parisien avec AFPCollision entre deux bateaux dans la baie de Cannes : un jeune de 22 ans porté disparu, les recherches abandonnées
- Ministère chargé de la MerRèglement international pour prévenir les abordages en mer, RIPAM/COLREG
- LégifranceArticle 240-2.07 de l'arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires et à la prévention de la pollution