
La Farandole commence ce mercredi 12 août à Belvédère, Saint-Jeannet et La Trinité, avant de gagner Nice jeudi. Pendant cinq jours, des artistes venus du Bénin, de Cuba, du Mexique, de Macédoine du Nord et du Timor oriental vont passer des villages aux marchés niçois, de la Promenade du Paillon au Théâtre de Verdure. Mais derrière cette circulation internationale se trouve une organisation très locale : une centaine de bénévoles mobilisés pour faire fonctionner le festival.
Le Festival international de folklore de Nice est organisé par la Ville avec le Collectif des Arts Traditionnels Lou Cat. Celui-ci ne fournit pas seulement quelques danseurs pour accompagner les délégations : selon le CIOFF France, il prend en charge l’accueil des groupes et une partie artistique de la manifestation, en s’appuyant notamment sur La Ciamada Nissarda, Lou Caireù Nissart et Nice la Belle. Lou Cat rassemble lui-même des associations qui travaillent à la diffusion de la culture niçoise.
Créé en 1935, le festival compte parmi les plus anciens rendez-vous européens de folklore. Il a connu vingt-deux ans d’interruption avant d’être relancé en 2017 et se tient aujourd’hui tous les deux ans. Sa 66e édition remet ainsi en présence les traditions niçoises et celles de groupes venus de plusieurs continents.
Jeudi, les délégations défileront avec les groupes folkloriques niçois depuis le parvis de l’Europe, le long de la Promenade du Paillon, jusqu’à la place Saint-François. Samedi matin, le festival changera encore d’échelle : Oshala, venu du Bénin, jouera au marché de la Libération ; les ensembles mexicains seront à Saint-Roch ; les artistes cubains et macédoniens au cours Saleya ; Timor Furak, du Timor oriental, à Saint-François. Ce sont ces scènes au milieu des étals qui distinguent le rendez-vous d’un simple gala folklorique.
Les grandes soirées du samedi et du dimanche auront lieu à 20 h 30 au Théâtre de Verdure, au tarif de 6 euros. Les places peuvent être prises sur la billetterie de La Farandole. Dimanche à 17 heures, toutes les délégations se retrouveront également dans le jardin de la Légion d’honneur de la Villa Masséna.
Entre-temps, samedi matin, quatre marchés niçois auront accueilli presque simultanément percussions béninoises, mariachi mexicain, danses cubaines et traditions timoraises. Et derrière chacune de ces escales, il y aura aussi les bénévoles niçois qui font tourner La Farandole.