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À Villefranche, des places de voiture deviennent des stations de vélos

Depuis le 1er août, 40 vélos Pony et Lime desservent cinq secteurs de Villefranche-sur-Mer. Plusieurs stations occupent l’espace libéré près des passages piétons.

Illustration - Vélos partagés à Villefranche-sur-Mer

Depuis le 1er août, Villefranche-sur-Mer dispose de 40 vélos électriques en libre-service, répartis à parts égales entre Pony et Lime. Les cinq zones de prise et de restitution se trouvent à l’Octroi, au parking Wilson, à la Darse, aux Marinières et au parking de l’Ange Gardien.

Leur implantation raconte aussi ce qui arrive aux places automobiles situées juste avant les passages piétons. La loi interdit le stationnement sur les cinq mètres en amont afin d’améliorer la visibilité entre conducteurs et piétons. Les communes doivent achever leur mise en conformité avant le 31 décembre 2026, mais les cycles peuvent encore occuper cet espace. Villefranche a choisi d’en convertir une partie en stations de vélos plutôt que de la laisser neutralisée.

Villefranche restait jusque-là absente d’un réseau qui desservait déjà Nice, Beaulieu-sur-Mer et Saint-Jean-Cap-Ferrat, de part et d’autre de la commune. Lime et Pony sont présents depuis février 2024 dans douze communes de la métropole.

Le service reste cependant organisé commune par commune. Villefranche choisit les emplacements et leur réserve une partie de la voirie ; Pony et Lime exploitent les vélos. L’avis publié avant leur sélection demandait aux candidats d’assurer la maintenance, la continuité du service et un système de géolocalisation empêchant de terminer une location en dehors des cinq zones prévues. Il n’y a pas de borne d’attache, mais il n’est pas permis d’abandonner le vélo au hasard d’un trottoir.

Ce partage des rôles permet d’installer une offre sans créer un nouveau parc municipal. Il rend aussi la qualité du service dépendante des opérateurs : un marquage au sol ne sert guère si les vélos sont absents, déchargés ou mal entretenus. Avec seulement cinq points, leur présence régulière comptera davantage que le chiffre de 40 affiché au lancement.

Villefranche effectue donc un rattrapage cohérent et tire parti d’une obligation de sécurité routière pour donner un nouvel usage à une partie de la chaussée. L’essai se jugera sur place : trouver un vélo à l’Octroi ou à la Darse, puis une place où le rendre aux Marinières.

Sources consultées
  1. Ville de Villefranche-sur-MerLes vélos en libre-service arrivent à Villefranche-sur-Mer
  2. Ville de Villefranche-sur-MerAvis de publicité préalable à la délivrance d’un titre d’occupation temporaire du domaine public
  3. Métropole Nice Côte d’AzurLouer un vélo en libre-service
  4. LégifranceArticle L118-5-1 du Code de la voirie routière