
Une femme de 25 ans est décédée lundi 27 juillet après un malaise dans un salon d’esthétique du 82, rue Auguste-Pégurier, à Nice Ouest. Mercredi à 16 h 50, deux femmes et un homme étaient toujours en garde à vue, selon une dépêche de l’AFP. Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles, confiée au service local de police judiciaire.
Les causes de la mort restaient inconnues à cette heure. La nature de la prestation réalisée, l’éventuelle administration d’un produit et son rôle dans le décès n’étaient pas établis.
Le dossier porte aussi sur une distinction juridique qui ne dépend ni de la devanture ni du vocabulaire commercial. L’établissement se présente comme un « cabinet d’esthétique », mais cette appellation ne lui donne aucun statut médical. Les soins esthétiques courants et les prestations de bien-être restent des activités non médicales. Les injections de toxine botulique ou d’acide hyaluronique sont, elles, réservées aux médecins. Une formation privée ne permet pas à une esthéticienne ou à un autre non-professionnel de santé de les pratiquer.
Les contrôles peuvent porter sur les prestations annoncées et sur les qualifications de ceux qui les réalisent. La DGCCRF peut vérifier les qualifications professionnelles et la loyauté des informations données aux clients. Depuis juin 2024, les produits injectables contenant de l’acide hyaluronique ne peuvent être mis à disposition qu’aux médecins pour leur usage professionnel ou à leurs patients sur prescription. Les dispositifs médicaux concernés peuvent aussi être fournis aux chirurgiens-dentistes et à leurs patients dans les mêmes conditions. Ces règles n’expliquent pas le décès niçois, mais elles éclairent l’une des qualifications retenues par le parquet.
Rue Auguste-Pégurier, l’enquête devra maintenant reconstituer la prestation réalisée lundi après-midi, préciser le rôle de chacun, déterminer si une substance a été administrée et établir un éventuel lien avec la mort de la jeune femme.
Sources consultées
- Agence France-Presse, reprise par Le Dauphiné libéréUne femme meurt dans un institut de beauté à Nice, enquête ouverte pour exercice illégal de la médecine
- Nice-MatinUne jeune femme de 25 ans meurt subitement dans un cabinet d’esthétique à Nice
- Ministère chargé de la SantéInjections et autres pratiques perforant la peau
- Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudesFAQ - Encadrement des soins esthétiques et de la coiffure
- LégifranceDécret n° 2024-490 du 29 mai 2024 relatif à la vente de dispositifs contenant de l’acide hyaluronique sous forme injectable