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Le SERM azuréen rassemble les transports sur une même carte

Le schéma approuvé le 8 juillet rassemble train, tramways, cars, vélo et pôles d’échanges. Son avenir dépend désormais des budgets et de la coordination.

Schéma des transports azuréens

Le comité de pilotage du Service express régional métropolitain azuréen a approuvé, le 8 juillet, un schéma d’ensemble destiné au ministère des Transports. Il doit mettre en cohérence le rail, les transports urbains, les liaisons avec le moyen et le haut pays, les cars express et le vélo. Le projet reste en préfiguration: les partenaires disposent désormais d’une direction commune, mais pas encore d’un programme intégralement financé.

Le problème à résoudre se lit dans la géographie des Alpes-Maritimes. La population et les activités se concentrent sur une bande littorale étroite, tandis que Monaco et Sophia Antipolis attirent de nombreux salariés. À Saint-Laurent-du-Var, 140 000 véhicules circulent chaque jour sur l’A8. La ligne ferroviaire est elle aussi très chargée, notamment entre Nice et Monaco pendant l’été.

Le SERM ne part pas d’une page blanche. Depuis décembre 2024, un TER circule toutes les quinze minutes entre Cannes et Menton. Cette hausse de fréquence représente 20 000 places supplémentaires par jour. La Région a également financé la rénovation de 22 trains pour 164 millions d’euros et un centre de supervision et de maintenance à Nice pour 62 millions.

D’autres opérations avancent chacune sur leur propre calendrier: la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur, un bus à haut niveau de service entre Grasse et Mouans-Sartoux, le prolongement de Palm Express vers Le Cannet, ainsi que les lignes 4 et 5 du tramway niçois, dont l’articulation avec les bus avait déjà été examinée.

Le schéma du SERM doit donner à ces projets un cadre commun de planification, de financement et d’exploitation. L’État, la Région, les intercommunalités azuréennes, les opérateurs ferroviaires, la Société des grands projets et Monaco participent à la préfiguration. Cette équipe doit rapprocher des décisions aujourd’hui prises séparément: où renforcer l’offre, comment organiser les correspondances, quels pôles d’échanges développer et comment harmoniser la billettique et l’information des voyageurs.

Accorder ces décisions sera plus difficile que les réunir dans un schéma. La loi prévoit que le statut de SERM soit accordé par arrêté ministériel à partir d’un dossier précisant les objectifs, la feuille de route, le financement et la gouvernance. La Société des grands projets indique encore travailler à la proposition d’un plan de financement et à la consolidation de cette gouvernance. Aucun coût global du programme azuréen n’a été publié.

Le besoin de rattrapage porte sur la coordination des réseaux. Dans un département où l’espace manque pour ajouter des routes et des voies ferrées, chaque investissement perd une partie de son utilité lorsque la correspondance suivante dépend d’un autre horaire, d’un autre billet ou d’une autre collectivité. Le SERM deviendra tangible lorsqu’un voyageur pourra descendre d’un TER à Cannes, Nice ou Menton et poursuivre en tram, en bus ou en car sans que chaque correspondance dépende d’horaires pensés séparément.

Sources consultées
  1. Préfet des Alpes-MaritimesPublication sur l’avancement du SERM azuréen
  2. Société des grands projetsService express régional métropolitain azuréen
  3. Ministère de la Transition écologiqueServices express régionaux métropolitains
  4. SNCF VoyageursInauguration de Sud Azur