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À Nice, une 5G de campus pour remettre des étudiants empêchés en cours

Université Côte d’Azur teste à l’IMREDD une 5G privée pour faire circuler des robots de téléprésence et aider des étudiants empêchés à suivre les cours.

Illustration - Robot de téléprésence sur campus

Un étudiant absent, un robot dans le couloir, un écran qui se tourne vers la salle: à Nice, la 5G de campus commence par une scène facile à comprendre. Quand on ne peut pas venir physiquement en cours, peut-on y reprendre une vraie place autrement qu’en vignette sur un écran ?

Université Côte d’Azur a inauguré le 29 mai, à l’IMREDD, le projet européen 5G METRO. L’établissement le présente comme une première française dans l’enseignement supérieur. Le dispositif réunit l’université, Orange, Awabot et la Métropole Nice Côte d’Azur autour d’un réseau 5G privé hybride, installé dans le bâtiment niçois.

L’objectif n’est pas d’offrir un meilleur internet de campus. Ce réseau doit permettre à des robots de téléprésence de circuler et d’interagir en temps réel, pour des étudiants empêchés par une maladie, une hospitalisation, un handicap ou une mobilité réduite.

La différence avec une visioconférence classique tient au déplacement. Un robot qui avance dans un bâtiment, entre dans une salle, garde le contact avec un enseignant et laisse un étudiant parler au bon moment ne peut pas dépendre d’une connexion qui décroche. Le réseau privé sert à garantir une connexion stable, une faible latence et une bande passante qui ne se retrouve pas en concurrence avec les usages ordinaires du campus.

Le test touche donc un besoin très concret. En France, près de 64 000 étudiants en situation de handicap étaient recensés dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2023, soit presque deux fois plus qu’en 2018. Tous n’auront pas besoin d’un robot, évidemment. Mais cette progression rappelle que l’accessibilité universitaire ne se limite plus à une rampe ou à un aménagement d’examen. Elle passe aussi par les outils qui permettent de suivre un cours, de participer à une discussion et de rester visible dans une promotion.

À Nice, l’intérêt de 5G METRO se jouera donc moins dans le mot “5G” que dans les usages qui tiendront vraiment. Si le robot reste un objet de démonstration, le projet restera une belle vitrine technologique. S’il permet à un étudiant absent de suivre un cours, de se déplacer dans le bâtiment et d’intervenir sans demander à quelqu’un de porter l’ordinateur jusqu’au premier rang, l’expérience aura trouvé son sujet.

La 5G de campus ne changera pas l’université à elle seule. Mais si elle peut remettre un étudiant empêché au milieu de la salle, ce sera déjà mieux qu’un carré noir sur Teams.

Sources consultées
  1. Université Côte d’Azur NewsroomInauguration du projet 5G METRO, une première en France pour l’enseignement supérieur
  2. IMREDDUn an de 5G Metro : premiers résultats et perspectives
  3. Orange 5G Lab5G Metro : les premiers résultats du projet avec la création d’un réseau MPN 5G hybride
  4. Ministère de l’Enseignement supérieur et de la RechercheLes étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur