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Nautitech: Cannes Lérins veut envoyer ses entreprises du nautisme à Gênes

Cannes Lérins cherche des entreprises du nautisme à accompagner au Salon de Gênes, en octobre 2026, avec l’appel Nautitech.

Entreprise nautique au salon de Gênes

Dans les ports de Cannes ou de Mandelieu, l’appel Nautitech vise moins les grands discours sur la mer que les métiers qui font vivre les bateaux: réparer, équiper, entretenir, former, inventer des services.

Cannes Lérins cherche des entreprises locales du nautisme à accompagner au Salon nautique de Gênes, prévu du 1er au 6 octobre 2026. Le dispositif s’inscrit dans un projet européen mené avec la Chambre des Métiers de Corse, la Province du Nuoro en Sardaigne et l’Université de Gênes.

Le périmètre est assez précis pour éviter le piège de l’appel à innovation sans destinataire. Sont visés la construction navale, le refit, la maintenance, les équipements nautiques, les services portuaires ou maritimes, les technologies nautiques, la plaisance, le yachting et la formation aux métiers du secteur.

Pour une PME du refit, un équipementier ou un organisme de formation, l’enjeu est simple: savoir si Gênes peut ouvrir des contacts réels, avec des clients, des partenaires, des investisseurs ou d’autres marchés. L’appel annonce de la visibilité et des rencontres, mais ne précise pas encore clairement combien d’entreprises seront retenues ni la forme exacte de l’accompagnement.

L’appel a surtout du sens parce que Cannes Lérins dispose déjà d’un vrai socle nautique. L’Agglomération revendique près de 30 km de côte, 16 ports, 8 000 anneaux, soit la moitié de la capacité des Alpes-Maritimes, et plus de 300 professionnels de la plaisance. À Mandelieu-La Napoule, elle pousse aussi un pôle d’excellence du nautisme avec entreprises, formation, bassin technique et aire de carénage.

Nautitech sera donc utile à une condition: que l’appel aide vraiment ces acteurs à sortir de leur port, de leur atelier ou de leur réseau habituel. La filière nautique française pèse déjà 6,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 49 000 emplois directs. Sur la Côte d’Azur, le test est plus concret: transformer une façade maritime très fréquentée en débouchés, en commandes et en savoir-faire exportables.

Pour les entreprises concernées, Gênes n’est peut-être pas un grand tournant. Mais ce peut être une bonne porte. Encore faut-il que l’accompagnement soit assez clair pour ne pas finir, lui aussi, rangé dans la cale des programmes européens.