Dans l’ouest de Nice, le futur quartier du Grand Arénas ne se joue plus seulement dans les plans d’aménagement. Il se joue aussi dans les tableaux de parcelles, les biens à acquérir et les limites exactes du terrain.
L’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique et l’enquête parcellaire conjointe se sont tenues du 25 février au 11 avril 2025, après prolongation. Depuis, l’État a pris un arrêté déclarant le projet d’utilité publique et les parcelles cessibles. En clair, le dossier a franchi l’étape où l’on peut désigner les biens nécessaires à l’opération et ouvrir, si besoin, la voie à leur acquisition.
Le changement est discret, mais il compte pour comprendre l’avancement réel du Grand Arénas. Une déclaration d’utilité publique ne construit pas un immeuble. Une enquête parcellaire ne transforme pas encore une rue. Mais ensemble, elles font passer le projet d’un programme urbain à une mécanique foncière: qui possède quoi, quelles emprises sont nécessaires, quels terrains restent à maîtriser.
L’échelle reste considérable. La ZAC couvre 41 hectares, près de l’aéroport, du pôle d’échanges Nice-Aéroport, des voies ferrées, du tramway et des grands axes de l’ouest niçois. Le programme annoncé représente environ 510 000 m² de surface de plancher, 14 hectares d’espaces publics, des bureaux, des logements, des hôtels, des commerces, des services et un palais des expositions et des congrès de 43 000 m². L’Établissement public foncier PACA intervient comme opérateur foncier pour les parcelles privées restant à acquérir, pour le compte de l’EPA Nice Écovallée.
Pour les propriétaires concernés, la procédure ramène le grand projet à des biens identifiés. Pour les riverains, salariés et usagers du secteur, elle dit autre chose: l’ouest niçois continue d’essayer de relier ce qui cohabite déjà, l’aéroport, les transports, les bureaux, les quartiers habités, les équipements et les futurs chantiers.
C’est aussi ce que l’on voit autour des lignes 4 et 5 du tramway: les grands projets deviennent vraiment visibles quand ils touchent aux accès, aux détours, aux parcelles et aux habitudes. Au Grand Arénas, le futur quartier de l’aéroport avance désormais par ce levier-là: moins photogénique qu’une maquette, mais beaucoup plus concret.